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INRA

Jeudi 20 août 2009

Une base de données sur les polyphénols en ligne

Les chercheurs du Laboratoire de nutrition humaine de l’INRA viennent de mettre en ligne Phenol-Explorer, première base de données sur les polyphénols alimentaires. Impliqués dans la prévention de diverses pathologies, les polyphénols sont les antioxydants naturels les plus abondants dans l’alimentation. La base Phenol-Explorer, construite par les chercheurs de ce Laboratoire de l’INRA, en partenariat avec les industriels Unilever, Danone et Nestlé et deux autres partenaires académiques, constitue la première base de données complète sur les polyphénols et leurs teneurs dans les aliments, à l’adresse www.phenol-explorer.eu. Cet outil unique était très attendu des chercheurs pour caractériser, de manière très fine, les consommations en divers polyphenols et leur incidence sur la santé. Lire la présentation de cette nouvelle base sur :
www.inra.fr/les_partenariats/collaborations_et_partenaires/entreprises/en_direct_des_labos/phenol_explorer

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Jeudi 14 mai 2009

Création d’un consortium national de coopération scientifique

Un consortium national pour l’agriculture, l’alimentation, la santé animale et l’environnement, vient d’être créé par deux organismes de recherche, le CIRAD et l’INRA, et quatre établissements d’enseignement supérieur : Montpellier SupAgro, l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, AgroCampus Ouest et AgroParisTech.
Ce consortium s’appuiera sur la création d’un établissement public de coopération scientifique (EPCS). Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche et Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, rappellent que ce consortium répond à la volonté du gouvernement d’impulser un regroupement des forces pour renforcer la coordination des stratégies de recherche et de formation dans le domaine agronomique. Il s’inscrit en outre dans la lignée des réformes engagées, notamment en sciences de la vie.
Les ministres soulignent que cette démarche permettra une meilleure coordination de l’effort national de recherche et souhaitent que le consortium apporte une contribution décisive à la production et la transmission des connaissances nécessaires pour construire de nouveaux modèles d’agriculture, d’alimentation et de gestion durable des ressources et des territoires.

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Jeudi 7 mai 2009

L’INRA propose un nouveau modèle pour l’oïdium

Vigne-oïdium c’est le nouveau modèle hôte-pathogène développé par l’INRA pour la compréhension et l’exploitation du rôle de la plante dans le fonctionnement des épidémies. Afin de réduire le développement épidémique des maladies aériennes des plantes, il s’avère nécessaire de trouver de nouveaux leviers à actionner. Une possibilité encore peu exploitée est d’intervenir non pas directement sur l’agent pathogène, mais via les caractéristiques des plantes et des couverts hôtes permettant de limiter la dispersion et la multiplication des parasites, voire d’échapper à l’infection par désynchronisation entre la sensibilité de la plante et le développement de l’agent pathogène. Les outils de modélisation apportent alors une aide précieuse pour l’exploration de ces interactions dynamiques complexes.

L’unité mixte de recherche Santé Végétale du centre Inra de Bordeaux a développé un modèle de simulation prenant explicitement en compte la dynamique de développement 3D d’un hôte, la vigne, et la dispersion d’un agent pathogène, l’oïdium. Ce modèle offre ainsi la possibilité d’étudier le rôle de la croissance de la plante et de toute modification du couvert (quantitative et qualitative) sur l’extension de l’épidémie. Le modèle permet ainsi de simuler des dynamiques spatio-temporelles d’épidémies à partir de différents scénarii climatiques, de croissance et conduites du cep de vigne.
Les premières analyses de sensibilité montrent l’importance, pour l’invasion et la gravité des épidémies, de la synchronisation entre le développement de la vigne et celui de l’oïdium. Les résultats sont cependant modulés en fonction des scénarii climatiques au travers de modifications de débourrement, de vitesses de développement des rameaux et d’agressivité de l’agent pathogène.

Des analyses de sensibilité des facteurs de développement de la plante sur les épidémies seront poursuivies au sein de l’ANR Systerra « ArchiDemio », et le modèle sera également alimenté par des études au vignoble d’impact de la vigueur et de la conduite de la vigne sur le développement de l’oïdium. Des modèles mathématiques sont également développés en collaboration avec l’Institut mathématique de Bordeaux pour étudier, à l’échelle du bassin versant, l’impact d’hétérogénéités spatiales de développement de la plante sur celui des épidémies « Projet ARC INRIA M2A3PC ».

A terme, ces modèles permettront de tester des stratégies de contrôle de la maladie basées sur la conduite de la plante, qui soient plus respectueuses de l’environnement.

Chambre d’agriculteurs de la Gironde

Jeudi 23 avril 2009

Bilan des expérimentations 2008 pour la protection du vignoble

La Chambre d’agriculture de la Gironde développe depuis plusieurs années de nombreuses expérimentations phytosanitaires dont l’un des objectifs est de réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.
En 2008, plusieurs essais ont été réalisés par le Service vigne et vin en collaboration avec l’IFV, l’INRA de Bordeaux et les viticulteurs. Avec la montée en puissance du concept de développement durable, du respect de l’environnement et de la santé des professionnels comme des consommateurs, la filière agricole considère et intègre de plus en plus ces enjeux dans leur mode de travail. L’activité viticole qui connaît depuis longtemps l’utilisation des produits phytosanitaires s’implique activement dans la réduction des intrants pour répondre à la notion de développement durable.
Ainsi, de nouvelles techniques de lutte contre les maladies et les ravageurs de la vigne sont aujourd’hui envisageables et font l’objet d’expérimentations qui ont été menées selon deux orientations : réduire les doses de produits phytopharmaceutiques en utilisant des outils d’aide à la décision de traitement, réduire les doses de produits en utilisant des produits alternatifs comme les stimulateurs des défenses naturelles de la plante (SDN).
Lire le compte-rendu des expérimentations 2008 par Ludivine Davidou sur www.matevi-france.com

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Jeudi 5 février 2009
Nouvelle dynamique pour la sélection végétale française
Fin janvier, l’INRA et l’IFV ont lancé en France leur marque, créée en 1995 et déposée à l’époque dans une cinquantaine de pays. En 2009, cette marque ENTAV – INRA® doit permettre de mobiliser les ressources financières nécessaires qui remplaceront la taxe parafiscale appliquée sur les plants de vigne jusqu’en 2004.
Le communiqué signale que la Fédération française des pépinières viticoles (FFPV) et l’AGPV devraient signer prochainement un accord prévoyant un effort partagé paritairement entre pépiniéristes et vignerons pour participer aux frais. Il s’agit de pouvoir continuer à assurer les recherches d’une sélection végétale qui a fait ses preuves, d’autant qu’un large champ s’est ouvert depuis le séquençage du génome de la vigne.
Pour que la filière viti-vinicole tire profit de cette découverte, l’Unité Mixte Technologique Géno-vigne a été créée cet été, en partenariat avec l’INRA, Montpellier-SupAgro et l’IFV. Elle doit assurer le transfert de technologies innovantes d’analyses de la diversité et contribuer à la création de nouvelles variétés de raisin de table et de cuve résistantes, avant de permettre à la filière de sélectionner de nouveaux clones. IFV et INRA sont les deux établissements de sélection officiellement reconnus en France pour présenter et obtenir l’agrément des clones sélectionnés.

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Jeudi 5 février 2009

Maintenir le patrimoine du vignoble

Si la profession dispose de cépages adaptés au fil du temps, c’est que le travail de sélection accompli depuis des siècles a porté ses fruits. Conserver la diversité génétique est un vrai signal adressé aux générations futures.
Face aux défis de la compétition mondiale et du développement durable, l’IFV et l’INRA se mobilisent pour répondre aux nouveaux enjeux de la sélection de vignes. Créer du matériel végétal résistant aux maladies, adapté au climat et à la demande des consommateurs, les projets ne manquent pas. Dans ce but, la gestion, la caractérisation et la valorisation des ressources génétiques est un véritable atout.
Fin 2008, des analyses génétiques par marqueurs moléculaires ont montré que le Merlot est un descendant du Cabernet franc (père) et de la Magdeleine Noire des Charentes (mère). Ce cépage, jusqu’à présent inconnu et non répertorié, a été trouvé il y quelques années en Bretagne, au nord de Rennes, et plus récemment, en 4 sites des Charentes, lors de prospections menées pour la conservation des vieux cépages locaux.
Ces analyses ont permis de découvrir également les parents de la Carmenère (Gros Cabernet x Cabernet franc), du Merlot blanc (Merlot x Folle Blanche), du Cot (Magdeleine Noire des Charentes x Prunelard) et du Mourtès (Magdeleine Noire des Charentes x Penouille).
La découverte du rôle génétique joué par ce cépage jusqu’alors inconnu, montre en tous cas l’importance des prospections au vignoble, du maintien du patrimoine viticole et de l’étude des empreintes génétiques à grande échelle.

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Jeudi 22 janvier 2009

Demande de partenaires pour lutter contre l’Eudémis

Les laboratoires « Santé végétale » et « Biologie du fruit » de l’Inra de Bordeaux sont à la recherche d’un partenaire industriel du domaine de l’agrochimie et/ou des biotechnologies pour lutter contre Eudémis avec des molécules naturelles végétales. La collaboration proposée vise à initier une nouvelle stratégie de contrôle de ce papillon, basée sur la gestion du comportement de ponte des femelles, à l’aide de substances naturelles.

La stratégie répond au concept global de ‘Push-pull’ qui consiste à détourner les ravageurs de la plante à protéger. Elle s’inscrit parmi les méthodes régulatrices de comportement des ravageurs, au même titre que la confusion sexuelle, déjà utilisée au vignoble, pour inhiber les accouplements. Le principe est à la fois de rendre les grappes répulsives et de concentrer la ponte ailleurs, grâce à une plante sauvage très stimulante pour cela, et déjà connue des chercheurs. Encore faut-il en isoler les médiateurs chimiques actifs et les appliquer sur des leurres de pontes (grappes artificielles) qui concentreront les oeufs de papillons, et donc les chenilles, pour protéger les vraies grappes.

Ce projet s’inscrit dans une démarche de réduction des intrants phytosanitaires en viticulture, prônée par le Grenelle de l’environnement. Actuellement les deux grands enjeux entomologiques en protection de la vigne Française et Européenne sont l’Eudémis (papillon de la famille des tordeuses) pour les dégâts importants qu’il cause aux grappes et la cicadelle vectrice de la flavescence dorée. Contacts scientifiques : Denis Thiéry (thiery@bordeaux.inra.fr) pour l’UMR «Santé Végétale» et Dominique Rolin (Dominique.Rolin@bordeaux.inra.fr) à l’UMR «Biologie du Fruit» basées à INRA de Villenave d’Ornon (33)

INRA

Jeudi 15 janvier 2009

Demande de partenaires contre les maladies du bois de la vigne

L’Unité Mixte de Recherche « Santé Végétale » de l’Inra de Bordeaux recherche un partenaire industriel du secteur phytosanitaire ou des biotechnologies végétales. Cette recherche intervient dans le cadre d’une convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE).

La collaboration envisagée porte sur le développement d’une stratégie de lutte biologique contre les maladies du bois de la vigne. Il s’agit d’utiliser des micro-organismes racinaires, capables de stimuler le système de défense naturelle de la vigne et ainsi d’engendrer des mécanismes de protection vis-à-vis des bio-agresseurs du bois de la vigne (élicitation). Une attention particulière sera apportée aux micro-organismes colonisant les plants sains, ces derniers pouvant être des hôtes « réservoirs » d’agents antagonistes adaptés à la vigne des régions françaises.
La démarche compte exploiter les propriétés antifongiques et stimulatrices de défenses des plantes de certaines souches d’un champignon oomycéte fréquemment isolé de ceps de vigne. Contact scientifique Patrice Rey (prey@bordeaux.inra.fr ou 05 57 12 26 36).

INRA

Jeudi 8 janvier 2009

Un site pour l’UMR BiO3P

L’Unité Mixte de Recherche INRA « Biologie des Organismes et des Populations appliquée à la Protection des Plantes » (BiO3P) vient de mettre en ligne son nouveau site Internet. Créée en 2000, cette unité étudie les processus d’adaptation des organismes, des populations et des communautés à leur environnement biotique et abiotique, incluant les effets liés à l’action de l’homme (modifications des pratiques agricoles, changements globaux). Ses recherches visent à acquérir une meilleure connaissance de la biologie des organismes phytopathogènes (champignons, virus, bactéries), phytophages (insectes, nématodes) et auxiliaires (ennemis naturels, pollinisateurs) et des interactions qu’ils entretiennent entre eux, avec leur plante hôte et avec leur environnement (sol, climat, action de l’homme). Ces recherches ont pour finalité la mise au point de méthodes de protection des cultures qui soient durables, respectueuses de l’environnement et économes en intrants phytosanitaires. www.rennes.inra.fr/bio3p

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Jeudi 8 janvier 2009

L’INRA propose une méthode pour caractériser les terroirs

Le N°28 de FaSADe, bulletin d’information sur les recherches du département Sciences pour l’Action et le Développement (INRA-SAD), présente une méthode permettant d’affiner les délimitations des terroirs et de préciser les cahiers des charges de la production. Signé de L’Unité expérimentale vigne et vin de l’INRA d’Angers, par Gérard Barbeau, Nicolas Bottois, Etienne Goulet et René Morlat, cet article donne les clés d’une meilleure valorisation des vins. Face à un marché global, l’origine géographique reste un moyen pour se démarquer et imposer la typicité liée au terroir comme critère de qualité des vins. « Si les vins d’AOC, notamment, sont emblématiques de cette politique, la relation entre le terroir et les caractéristiques des vins reste encore à approfondir et à objectiver » estiment ces chercheurs de l’INRA. Leurs travaux seront utiles en tous cas aux professionnels revendiquant l’AOC pour prouver l’originalité de leurs vins, l’AOC, selon le règlement de l’OCM étant un produit « dont la qualité et les caractéristiques sont dues essentiellement ou exclusivement à un milieu géographique particulier et aux facteurs naturels et humains qui lui sont inhérents ». Lire l’article sur notre site.