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Recherche appliquée

Jeudi 8 octobre 2009

Cinq projets financés contre les maladies du bois

Suite à l’appel à projets sur les maladies du bois de la vigne, lancé en décembre 2008 et piloté par l’Institut français de la vigne et du vin, cinq lauréats de cet appel à projets de recherche appliquée et d’innovation dans le domaine des maladies du bois de la vigne ont été retenus. Les études permettront non seulement d’avancer dans la connaissance de ces maladies complexes, nécessaire pour la mise au point de méthodes de lutte efficaces, respectant la santé humaine et l’environnement mais aussi économiquement acceptable pour les exploitations. Elles répondront également aux interrogations des viticulteurs sur certaines pratiques culturales qui pourraient les limiter dans nos vignobles. Les projets sont menés sur trois années et financés à hauteur de 60 % par le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Pêche.
Les projets retenus concernent le Black Dead Arm, caractérisation de mécanismes impliqués dans l’expression des symptômes et identification des toxines (organisme porteur : Université Reims Champagne Ardenne) ; l’épidémiologie de l’esca/Black Dead Arm et caractérisation du microbiote colonisant le tronc de la vigne (organisme porteur : INRA Bordeaux UMR 1065 Santé Végétale/ENITA Bordeaux) ; la recherche de marqueurs physiologiques et moléculaires impliqués dans la tolérance de la vigne à certains champignons des maladies de dépérissement (organisme porteur : Institut des Sciences de la Vigne et du Vin) ; l’impact des choix culturaux des viticulteurs sur le développement des maladies du bois (organisme porteur : Chambre Régionale d’Agriculture Languedoc-Roussillon) ; la recherche et l’évaluation de procédés permettant la production de plants indemnes de champignons, associés aux maladies du bois (organisme porteur : Chambre d’agriculture de la Gironde).
Détails de ces projets sur le site de l’IFV www.vignevin.com.

INRA

Jeudi 15 janvier 2009

Demande de partenaires contre les maladies du bois de la vigne

L’Unité Mixte de Recherche « Santé Végétale » de l’Inra de Bordeaux recherche un partenaire industriel du secteur phytosanitaire ou des biotechnologies végétales. Cette recherche intervient dans le cadre d’une convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE).

La collaboration envisagée porte sur le développement d’une stratégie de lutte biologique contre les maladies du bois de la vigne. Il s’agit d’utiliser des micro-organismes racinaires, capables de stimuler le système de défense naturelle de la vigne et ainsi d’engendrer des mécanismes de protection vis-à-vis des bio-agresseurs du bois de la vigne (élicitation). Une attention particulière sera apportée aux micro-organismes colonisant les plants sains, ces derniers pouvant être des hôtes « réservoirs » d’agents antagonistes adaptés à la vigne des régions françaises.
La démarche compte exploiter les propriétés antifongiques et stimulatrices de défenses des plantes de certaines souches d’un champignon oomycéte fréquemment isolé de ceps de vigne. Contact scientifique Patrice Rey (prey@bordeaux.inra.fr ou 05 57 12 26 36).

Maladies du Bois

Vendredi 19 décembre 2008

L’IFV lance un appel à projets pour une solution efficace

« Aujourd’hui, sur les maladies du bois qui progressent dans le vignoble, nous n’avons pas de moyen de lutte, chimique ou autre » explique Thierry Coulon, directeur technique de l’Institut Français de la vigne et du vin pour la partie vignoble, vigne et terroir. Il y a bien des mesures de prophylaxie à mettre en œuvre, mais rien d’efficace réellement dans la situation actuelle.
Dans le cadre de financements Casdar, la DGER, en lien avec l’IFV, a pu individualiser une somme de 1,5 million d’euros qui est utilisée pour un appel à projet spécifique aux maladies du bois auprès des équipes de recherche. Dans cet appel lancé depuis Vinitech, il s’agit à la fois d’améliorer les connaissances sur les causes de la maladie, les bioagresseurs et les pathogènes, mais aussi de mieux cerner les facteurs qui interviennent dans l’expression des symptômes. C’est une priorité, car aujourd’hui quand on arrache une parcelle ou que l’on fait des contrôles sur un échantillon représentatif, quasiment tous les ceps sont contaminés. Mais ils n’expriment pas tous la maladie. Il y a une grande variété aussi dans l’expression. Certains n’expriment rien. D’autres le font mais ni au même moment, ni avec la même intensité. Il y a des variations entre parcelles qui ont pu être observées aussi. En fait, il doit y avoir des facteurs qui favorisent cette expression, des composantes agronomiques, environnementales, ou liées à la conduite qui, sans doute, interviennent.
Il y a certainement aussi des mécanismes physiologiques qui entrent en jeu. Il s’agit de mieux les expliquer, et chercher les techniques de conduite du vignoble pouvant limiter l’expression des symptômes. Si la vigne n’exprime pas la maladie, il n’y a pas de désorganisation de l’activité des cellules. Les souches continuent à produire. « Si on arrive déjà à cela, ce sera bien, car l’éradication pure et simple des pathogènes impliqués sera difficile à obtenir » estime Th. Coulon.
Dans l’appel à projets, il y a aussi un volet qui concerne le travail en pépinière et l’obtention, de manière certaine, de plants non contaminés en sortie de pépinière. Après plantation, le cep pourra être touché, mais il faut qu’au moins le vigneron ait la garantie, à l’achat, d’un plant sain. Dans cet appel, il y a aussi des demandes qui concernent plus spécifiquement le travail de recherche, comme la constitution de base de données pour bénéficier de toute une panoplie d’informations pouvant être utilisées par les équipes de chercheurs afin de déboucher sur des résultats concrets.
JB