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Traitements phytosanitaires

Vendredi 12 décembre 2008

Réduire si possible les intrants et éviter les impasses

La poussée générale vers une réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires s’accroît dans l’Union Européenne où le Parlement réfléchit à aller encore plus loin que ce qu’envisage la Commission dans la limitation des molécules. Pour ce projet de règlement révisant la directive 91/414 CEE, on évoque même de nouveaux critères d’exclusion, basés sur l’impact de substances dangereuses pouvant altérer la santé humaine et l’environnement : cancer, action neurotoxique, perturbation endocrinienne, impact sur la reproduction… Même des substances comme le cuivre seraient concernées ! L’Institut Français de la Vigne et du Vin a mené une analyse prospective portant sur les conséquences techniques et économiques du retrait, voire de l’exclusion, des molécules phytosanitaires. L’étude de l’IFV, basée sur la première approche globale effectuée, en mai 2008, par le Pesticides Safety Directorate (PSD), a été réalisée par Thierry Coulon. Elle montre que des protections affaiblies ou inopérantes, occasionneraient des pertes quantitatives et qualitatives avec des répercussions sur le revenu, l’emploi et les résultats de la filière (lire le document sur notre site). Et Th. Coulon de demander que ce projet de règlement prenne en compte les impasses techniques possibles selon les molécules concernées, notamment vis-à-vis de la lutte contre l’oïdium, les tordeuses de la grappe ou la pourriture grise. Il rappelle que les professionnels sont prêts à aller plus loin dans la diminution des produits phyto. Et que déjà, les consommations de produits phytosanitaires ont été réduites depuis 1996, grâce aux efforts d’optimisation de la lutte chimique, une meilleure prévision des risques, la mise en place de la lutte raisonnée et des bonnes pratiques agricoles. L’IFV d’ailleurs avait dédié la première matinée de Mondiaviti à la façon de parvenir à l’objectif du Grenelle : réduire de 50% le recours aux intrants phytosanitaires, « si c’est possible », comme l’a précisé le président Nadal. Les présentations ont dévoilé des pistes intéressantes comme la modélisation des risques ou le Mildium… Mais tant que des alternatives efficaces ne sont pas en place, il vaut mieux garder un potentiel d’action possible. L’actualité de l’IFV à Vinitech, c’était aussi le lancement d’un appel à projets spécifique aux maladies du bois qui ne disposent pas de technique de lutte efficace. 1 500 000 euros sont proposés dans ce cadre avec un financement CASDAR, DGER, IFV.
JB

Réduction des phytosanitaires

Vendredi 12 septembre 2008

Quatre lauréats pour l’appel à projet du Ministère

Les 900 000 euros de l’appel à projets de recherche, lancé en janvier par le ministère de l’agriculture et de la pêche pour financer des projets innovants en matière de réduction des produits phytosanitaires, viennent d’être attribués (notre édition n°22073 du 21/01/2008). Conformes aux objectifs fixés suite au Grenelle de l’environnement, ces projets visent notamment à réduire de 50% l’usage des pesticides, si possible dans un délai de 10 ans, et à améliorer la compétitivité du secteur viticole. La Société Pellenc remporte le plus gros budget (300 000 euros) pour son projet de « Pulvérisation intelligente ». Les chercheurs de l’INRA sont aussi présents sur la liste des bénéficiaires, avec deux unités mixtes de recherche (UMR) dotées. L’UMR Santé Végétale de l’INRA Villenave d’Ornon, va recevoir 250 000 euros pour son projet « Conception et transfert de systèmes décisionnels pour une réduction des traitements phytosanitaires sur vigne : SyDéRéT ». L’UMR Santé de la Vigne et Qualité du Vin, de l’INRA Colmar, sera dotée de 200 000 euros pour son projet « Exploitation des résistances naturelles pour une viticulture à faibles intrants phytosanitaires ». Enfin, le Laboratoire Stress défenses et reproduction des plantes, Université de Reims, se voit attribuer 150 000 euros pour son projet « Combinaisons de molécules élicitrices stimulant les défenses naturelles de la vigne pour une lutte préventive contre la pourriture grise, le mildiou et l’oïdium ; Conditions contrôlées versus vignoble ».

JB