Articles taggés avec ‘Recherche’

Honneur du vin

Jeudi 2 juillet 2009

La brochure « nutrition » de l’Institut National de Cancer retirée

« Le risque de cancer s’accroît dès le premier verre d’alcool ». On se souvient de cette phrase, extraite de la brochure de l’Institut National du Cancer (INCa), qui devait être diffusée à tous les praticiens français. Et bien entendu, une seule boisson y était citée, le vin !

Déjà en 2008, L’institut National de la Consommation parlait de la première goutte ! C’était en début d’année et cette première goutte de vin avait, pour les vignerons, les producteurs et plus largement les acteurs du monde vitivinicole, fait déborder un vase déjà plein à ras bord.

En réaction, l’association « Pour l’Honneur du Vin » était créée et se donnait pour mission de réagir concrètement à toutes les agressions oenophobes. Le recours administratif et préalable auprès du ministère de la Santé pour obtenir la non diffusion de cette brochure vient de porter ses fruits. Non seulement les 70 000 exemplaires imprimés n’ont pas été envoyés aux médecins, mais le texte a été retiré du site du ministère.

Par ailleurs, l’association a également fait retraduire le rapport mondial World Cancer Research Fund (WCRF) qui était revendiqué comme référence et elle a pu mettre en évidence de graves distorsions dans son interprétation. L’Honneur du vin compte bien garder la main et continuer la contre-offensive. Si la présentation, prévue fin juin, de la version définitive du plan cancer 2009/2013 par le président de la République a bien été différée, l’Honneur du Vin reste vigilant.

Tous les textes, rapports, analyses et compte-rendus d’actions sont disponibles sur le site www.honneurduvin.com.

Sud Ouest

Jeudi 14 mai 2009

IFV met en ligne de nouvelles informations techniques

Alors que l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) vient de sortir son site Languedoc-Roussillon, celui de l’IFV Sud-Ouest a mis à jour le sien et présente des dernières nouveautés du 1er trimestre 2009.

On y trouve désormais les actes du colloque et diaporamas de la rencontre technique du 18 décembre dernier sur « Micro-organismes et gestion thermique en œnologie ». Trois formulaires de calcul sont disponibles également, dans le prolongement de ceux déjà réalisés sur le rapport SECV/PR et sur le SO2 moléculaire  : enrichissement à base de saccharose ou de MCR, élaboration de mistelles, estimation des pertes en MO et des apports compensatoires à réaliser. Le site propose aussi un descriptif et un tableau comparatif des porte-greffes les plus utilisés dans le Sud-ouest, ainsi qu’une vidéo « pédagogique » sur les 3 familles d’outil interceps, sans oublier de nombreuses « fiches pratiques » dont celles sur la nécrose bactérienne, Agrobactérium, carences et toxicités, les solutions alternatives, la taille courte en cordon de Royat…

A lire sur www.vignevin-sudouest.com

Surprise en Australie

Jeudi 23 avril 2009

L’Albarino est, en fait, du Savagnin

Au cours d’une mission en Australie, deux chercheurs de l’Institut Français de la vigne et du vin, Jean-Michel Boursiquot et Laurent Audeguin, ont permis de corriger une erreur d’identification du cépage Albarino. Depuis quelques années, un cépage, qui était considéré comme de l’Albarino (variété ayant déjà acquis une bonne réputation et donnant les vins blancs fins et aromatiques en Galice et au nord du Portugal), se développe en Australie. Il compte une soixantaine d’hectares environ et y donne des résultats très encourageants… Mais il s’avère que ce cépage est en réalité du Savagnin blanc, variété cultivée dans le Jura (notamment pour l’élaboration des vins jaunes). L’analyse d’ADN conduite par le laboratoire de l’IFV a confirmé l’examen ampélographique pratiqué sur place. Cette nouvelle crée la surprise dans le monde viticole australien… et montre bien l’intérêt de l’ampélographie et la nécessité de détenir des collections de référence, fiables et sûres.

Recherche

Jeudi 26 mars 2009

Les UV pour réduire la présence des microorganismes

Dans sa quête pour réduire les doses de SO2, la profession s’intéresse au traitement par UV. Utilisé sur l’eau depuis plusieurs années, puis dans les industries agro-alimentaires, il permet de traiter à froid contre les microorganismes et une société Sud Africaine, Surepure, propose de l’adapter aux vins. Cette nouvelle pratique œnologique n’est pas encore reconnue par l’OIV, bien qu’elle soit déjà annoncée au stade industriel dans ce pays membre où elle a été étudiée durant 5 ans sur vins blancs et rouges. « Les démarches sont en cours », selon Daniel Pouyleau, représentant de Surepure pour l’Europe. La société s’installe en Suisse. Elle a déjà une filiale en Amérique du Sud où elle dispose d’une plateforme mobile. Des essais sont menés en Nouvelle-Zélande, Australie, Californie et bientôt en Europe (Espagne et France). Un pilote est capable de traiter 400 litres par heure et une première machine Standard SP 40 est capable de travailler à 40 hl/h.
Le système Sure Pure TM irradie de la lumière UV-C dans une longueur d’onde germicide de 254 nm, avec une exposition et une énergie suffisantes pour inactiver les contaminants, les pathogènes et les virus. Selon le produit, on règle l’intensité d’exposition de la lampe à UVC autour de laquelle on fait circuler le liquide à traiter. Les UV pénétrant très peu dans les liquides, une forme spiralique crée une turbulence pour que les rayons puissent traiter en profondeur. Ils agissent en détruisant l’ADN de manière sélective. La plupart des autres processus de traitement des aliments et boissons utilisent des méthodes thermiques ou invasives pour réduire la contamination microbienne qui peuvent altérer la composition, l’aspect et la saveur du liquide traité. Selon la société, cette nouvelle technologie est aussi efficace que ces méthodes, mais permet de réduire l’usage de conservateurs, sans altérer les composants physico-chimiques, ni les qualités organoleptiques. Grâce à cette technique physique, on imagine pouvoir réduire, en ligne, à n’importe quel endroit de la chaîne, les doses de SO2, voire faire des filtrations moins serrées avant la mise, mais il faudra trouver autre chose pour remplacer les bénéfices du SO2 contre l’oxydation. Informations complémentaires en anglais sur www.surepure.net